suite la méthode phytosociologique :
Quand on parle de la végétation, on a en vue la manière dont les plantes constituantes sont réparties et agencées les unes par rapport aux autres. La végétation a une structure verticale (stratification) et une structure horizentale qui s’expriment principalement par l’abondance- dominance et la sociabilité. (GUINOCHET 1973, in NASRALLAH, 2008)
c. Stratification :
Par exemple, l’appareil végétatif aérien des arbres, des arbustres, des plantes herbacées et muscinales (GUINOCHET 1973, in NASRALLAH, 2008).
d. Recouvrement :
Le recouvrement d’une espèce est défini théoriquement comme le pourcentage de la surface du sol qui serait recouverte. Le taux de recouvrement est exprimé en pourcentage (%). (BENABDELLAH, 2007).
e. Coefficient d’abondance- dominance :
L’abondance est la proportion relative des individus d’une espèce donnée, et dominance : c’est la surface couverte par cette espèce. Les deux notions étant très voisines. Elles sont intégrées dans un seul chiffre qui varie de 1 à5 selon BRAUN-BLANQUET (1951) : + : espèces présentes, mais d’une manière non chiffrable, nombre d’individus et degrés de recouvrement très faible ;
1: espèces peu abondantes, avec un recouvrement faible, moins de 5% ;
2: espèces abondantes couvrant environ 25% de la surface ;
3: espèces couvrant entre 25 à 50% de la surface ;
4: espèces couvrant entre 50 à 75% de la surface ;
5 : espèces couvrant plus de 75 % de la surface.
f. Coefficient de sociabilité :
Au sein d’une même espèce, les individus ne se regroupent pas tous de la même façon ; ils semblent obéir à des « lois sociales » différentes suivant qu’elles sont serrées les uns contre autres ou bien dispersées en pieds isolés.
La sociabilité définit le type de regroupement, elle se traduit par un coefficient définit dans une échelle de cinq (05) chiffres proposés par BRAUN-BLANQUET en 1951, et qui se traduisent comme suit :
1: individus isolés.
2: individus en groupes (touffes).
3: individus en troupes (sont groupés en taches ou coussinets).
4: individus forment des petites colonies.
5: individus en peuplements denses.
g. La fréquence :
Pour renforcer l’analyse des groupements végétaux, nous avons adopté un autre indice ; c’est celui de la fréquence exprimée en pourcentage (%). Cet indice est utilisé pour exprimer la régularité de la distribution d’une espèce dans un groupement végétal.
C’est une notion statistique exprimée par le rapport : nombre de relevés « n » où l’espèce (X) existe, sur un nombre total de « N » relevés effectués. Sa formule est la suivante :
F(%)=n/N * 100
DURIETZ (1920), la rangée en cinq (05) classes :
Classes I : espèces très rares ; 0<F<20%.
Classes II : espèces rares ou accidentelles ; 20<F<40%.
Classes III : espèces fréquentes ; 40<F<60%.
Classes IV : espèces abondantes ; 60<F<80%.
Classes V : espèces très abondantes ou constantes ; 80<F<100%.
Les espèces qui ont une fréquence dans un groupe de relevés plus élevée que dans un autre groupe sont dites caractéristiques de l’association végétale. (BENABDELLAH, 2007).
h. Indication pour chaque relevé :
Avant de quitter la station pour aller inventorier la suivante, il convient évidemment de noter avec précision tous les paramètres stationelles précédemment évoqués (altitude, position géomorphologique, topographie, caractères du substrat, effets de la faune domestique (pâturage) ou sauvage (terriers, galeries, fourmilières, etc.), traces de feu, etc.
Ainsi pour que la localisation exacte de la station (coordonnées géographiques précises). L’ensemble des notations des paragraphes 2 et 3 (avec mention de la date) constitue un relevé phytosociologique. (NASRALLAH, 2008)
1.1.1.1 Etape synthétique :
Elle comprend le traitement des relevés floristiques élaborés dans l’étape analytique en les comparant et au moyen de la méthode des tableaux, celle-ci à pour but de dégager les différents groupements de la zone d’étude.
- Traitement des données :
Les traitements des données effectuer par :
a. La méthode des tableaux :
Consiste de diriger les tableaux floristiques de plus en plus élaborer les différentes associations végétales du territoire étudier.
Et aussi les tableaux ont pour but de modifier l’ordre des relevés et des espèces de façon de les regroupés dans une manière la plus logique possible.
a.1 Tableau brut :
Est un tableau a double entrer les colonnes correspondant les relevés pris dans un ordre quelconque et les lignes en espèces inscrite dans l’ordre ou elle ce présente dans le premier relevé.
Ont ajouté à la suite les espèces de 2eme relevé qui ne figurent pas dans le premier et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les relevés et toutes les espèces aient être cité.
Dans l’intersection d’une ligne et d’une colonne ont indique l’abondance-dominance et la sociabilité de l’espèce dans le relevé. Si l’espèce n’est pas représentée dans le relevé la case reste vide où on mit un point.
a.2 Tableau de présence :
On classe les espèces du tableau brut et ont fait leur degré de présence, et sur ce tableau que l’on effectuer l’opération essentielle qui consiste a recherché les groupes des espèces, ces espèces sont qualifiées des noms d’espèces différentiels, cette recherche ce fait d’une manière typiquement manuelle.
a.3 Tableau différentiel :
Dans le quel sont inscrite en tête des groupement distincte, puis les autres espèces par ordre du degré de présence.
a.4 Tableau définitif :
Lorsque une association végétale a été indiquée, l’ensemble de ces caractères floristique sont présente dans un tableau définitif dans le quelle figure du haut vers le bas les caractères stationnelles puis les caractéristiques d’association (alliance, ordre, classe), les différentiels éventuelles des sous association et enfin les espèces compagnon ou accidentelle dans chaque une de ses catégorie, les espèces sont classé par degré de présence.
b. Les méthodes d’analyse numériques :
Le travail sur la phytosociologie des groupements végétaux, est basé sur la comparaison et le regroupement par similitude des relevés, traditionnellement fastidieux est, depuis ces dernières décennies, facilité par l’utilisation des techniques numériques telles que l’analyse factorielle des correspondances (A.F.C) et la classification ascendante hiérarchique (C.H.A) (DAHMANI, 1997). (BENABDELLAH, 2007).
b.1 La classification hiérarchique ascendante (CHA):
Pour l’analyse phytosociologique s’est posé à nous le double problème :
-d’une part celui de la distinction et de la hiérarchisation des principaux groupements végétaux.
-d’autre part celui de la construction des tableaux phytosociologiques.
Pour la résolution du premier problème, les connaissances acquises antérieurement ajoutées à nos observations de terrain auraient pu constituer une bonne base de départ avec cependant tous les risques dus au subjectivisme. Le choix d’une méthode objective s’est donc posé.
Parmi les algorithmes de classification, nous avons utilisé une méthode proposée par J.P.BENZECRI (1973) et dite de « classification hiérarchique ascendante » qui conduit à une hiérarchie du type dichotomique.
En effet, à partir des individus (ici relevés floristiques) la voie ascendante de cette méthode procède à leurs regroupements successifs. Le tracé final est un arbre à deux nœuds dont la réunion reconstitue l’ensemble de départ. Ainsi, comme nous allons le voir la classification hiérarchique ascendante (C.H.A) permet la distinction et la hiérarchisation des principaux groupements développés dans notre zone d’étude.
- L’objectif final :
L’objectif final de cette étude est de définir la typologie et des communautés végétales échantillonnées (individualisation des groupements végétaux) et de connaitre les relations entre espèces végétales et variables du milieu (sol, climat, structure de la végétation etc...). (BENABDELLAH, 2007).