1.1.1 La phytosociologie :
C’est l’étude des associations végétales (GUINOCHIT, 1973).
Le fondement de la phytosociologie ou sociologie végétale est constitue par les méthodes d’analyses et de classification des groupements végétaux (OZENDA, 1982 in ABED, 1984).
1.1.2 La formation végétale :
Selon DUVIGNAUD(1980) « une formation végétale est un groupement végétale qui doit sa physionomie particulière à la dominance d’un ou de plusieurs types de formes de vie encore appelée types biologiques». (ABED, 1986).
1.1.3 Le groupement végétal :
1)- c’est un ensemble formé de plantes réunies dans une même station par suite d’exigences écologiques identiques ou voisines. La composition floristique est relativement constante, quand on compare entre elles des stations semblables ;
2)-cet ensemble est organisé d’une manière assez précise dans l’espace (distribution horizontale et verticale) et dans le temps (périodicité annuelle).
3)-il se transforme progressivement et plusieurs groupement peuvent se succéder en un même lieu, suivant un processus dont déroulement dépend en partie des conditions de milieu et en partie d‘une évolution des groupements eux même ;
4)-il est possible de distinguer des groupements types appelés associations végétales utilisables comme base de référence dans la description de la végétation (OZENDA ; 1982 in ABED, 1986).
1.1.4 L’association végétale :
Selon BRAUN-BLANQUET (1951), « L’association végétale est un groupement végétal plus ou moins stable et en équilibre avec le milieu ambiant caractérisé par une composition floristique déterminée dans laquelle certains éléments exclusifs ou à peu prés (espèces caractéristiques) révèlent par leur présence une écologie particulière et autonome » (DUVIGNAUD, 1980 in ABED, 1986)
L’association végétale constitue l’unité fondamentale qui caractérise l’organisation de chaque phytoceonose elle représente selon GUINOCHET, « groupement floristique statistiquement homogène qui possède au moins une espèce caractéristique… chaque association se définit par une composition originale d’espèces dont certaines, les caractéristiques, lui sont particulièrement liées, les autres étant qualifiées de compagnes ».
1.1.1 Nomenclature et classement phytosociologique :
Dans la nomenclature des groupements végétaux, l’association est désignée par le nom d’une ou de deux espèces prises parmi les plus représentatives (dominantes ou caractéristiques), le nom du genre est suivi du suffixe –etum- et celui de l’espèce mis au génitif. Lorsque l’on utilise deux espèces, le radical du nom du genre de la première est suivi du suffixe –eto- (ablatif). (RAMADE, 2003)
D’après SEIGUE (1985), les associations peuvent être regroupées en une hiérarchie d’unités supérieures qui rappelle dans ces principes, le classement systématique des unités que sont les espèces végétales.
Ainsi ont été crées dans l’ordre croissant de la hiérarchie :
· Les associations
· Les sous alliances
· Les alliances
· Les ordres
· Les classes
· Les surclasses
Chaque ensemble crée est désigné à partir du nom ou de deux ses espèces les plus caractéristique.
S’il n y’a qu’une espèce caractéristique, son nom de genre est suivi d’un suffixe :
· etum pour les associations
· enion pour les sous alliances
· ion pour les alliances
· etalia pour les ordres
· etea pour les classes
ea pour les surclasses.
Modifié le: mercredi 14 février 2024, 20:57
Suite La méthode phytosociologique:
Les étapes de la méthode phytosociologique :
Cette méthode attribue plus d’importance à la fidélité des espèces. Elle est basée sur l’échantillonnage subjectif de surface sur laquelle on peut exécuter un relevé phytosociologique correct autrement dit (surface floristiquement homogène) (GUINOCHET, 1973 in ABED, 1986).
la reconnaissance préliminaire:
En premier lieu cette démarche nécessite une reconnaissance éventuelle de la zone à étudier au sein de laquelle les relevés sont choisis subjectivement de manière à ce qu’ils soient homogènes et représentatifs. (BELHATTAB, 1989)
On doit parcourir une région suffisamment vaste et varie, se qui permet de constate la répétition de certaine combinaisons d’espèces.
1.1.2.1 Etape analytique :
Elle résume le travail sur terrain qui est la confection des relevés (listes d’espèces), pour aboutir à un bon traitement et que les relevés soient comparables entre eux il faut qu’ils soient pris dans les mêmes conditions.
1.1.2.1.1 Les relevés :
Le relevé comprend la liste de toutes les espèces présentes avec la notation d’abondance dominance et de la sociabilité pour chaque espèce ces ainsi que les indications géographiques et écologiques. (BELHATTAB, 1989)
a. Technique de relevé :
La méthode floristique reste un facteur prépondérant pour pouvoir mieux déterminer la situation actuelle d’une région donnée. (BENABDELLAH, 2007)
b. Le relevé floristique :
C’est avec la méthode des relevés que se fait l’étude des groupements végétaux sur le terrain. Cette méthode consiste à choisir des emplacements aussi typiques que possible et à noter les conditions du milieu (OZENDA, 1982 in ABED, 1989).
La réalisation des relevés floristiques permis de comprendre certaines évolutions et modifications de la végétation. Chacun de ces relevés comprend des caractères écologiques d’ordre stationnel, recensés ou mesurés directement sur le terrain, il s’agit de :
1. lieu
2. le numéro du relevé
3. l’altitude (m)
4. l’exposition
5. La pente (%)
6. La nature du substrat.
7. La surface du relevé (aire minimale)
1.1.2.1.2 La surface des relevés :
D’après HENRIE (1968), La surface des relevés est variable suivant le type de végétation mais doit être au moins égale à l’aire minimale. En foret, la surface de relevé est comprise entre 50 et 100m² (BOUAZZA, 1982 in ABED, 1984).
Pour précisé l’air de relevé en peut faire appelle à la notion de la courbe « aire- espèces » qui permis également de vérifier l’homogénéité de la surface échantillonné. la première opération consistera à reconnaître in situ chaque station pointée sur la carte, à repérer en son sein une surface écologiquement et floristiquement homogène et à la délimiter.
Cette opération, d’une très grande importance, nécessite une bonne expérience de l’opérateur. Il s’agit en effet de s’assurer de l’homogénéité écologique (microtopographie, nature et état du sol, traces de l’action humaine et de celle des animaux domestiques ou sauvages, …) et de l’homogénéité floristique du peuplement végétal qui se traduit par la répétition plus ou moins aléatoire, au sein de la surface examinée, de la même combinaison d’espèces. Il est évident que cet examen ne procède pas de la même manière selon que l’on a affaire à un peuplement où dominent des ligneux de grande taille ou de petits arbustes ou une végétation herbacée dense ou encore des petites herbes annuelles laissant apparaître des plages de sol nu. D’où la nécessité d’adapter cet examen à la nature du peuplement. La prise en compte des types biologiques des espèces présentes aide largement au choix et à la délimitation des surfaces à inventorier.
L’ordre de grandeur de la surface d’inventaire est fonction du type de peuplement :
<1m2pour les communautés de bryophytes, de lichens, de lentilles d’eau.
<5m2pour les végétations fontinales, les peuplements de petits joncs, les zones piétinées, les rochers et les murs.
< 10m2 pour les tourbières, les marais à petits Carex, les pâturages intensifs, les pelouses pionnières, les combes à neige.
10 à 25m2 pour les prairies de fauche, les pelouses maigres ou de montagne, les andines à buissons nains, les végétations aquatiques, roselières, megaphorbaies.
25 à 100m2 pour les communautés de mauvaises herbes, les végétations rudérales, celles des éboulis, des coupes forestières, des bosquets.
100 à 200m2 pour la strate herbacée des forêts.
100 à 1000m2 pour les strates ligneuses des forêts.
Et, pour les formations à caractère plus ou moins linéaire :
· 10 à 20m pour les ourlets et lisières herbacées
· 10 à 50m pour les végétations herbacées ripariales.
· à 50m pour les haies.
· 100m pour les végétations des eaux courantes. (NASRALAH, 2008)
1.1.2.1.3 Notions du courbes « aire-espèces » :
- L’aire minimale d’échantillonnage :
Pour contrôler la représentativité de l’échantillon (des relevés), la procédure la plus courante est celle de la courbe « aire-espèces », (GODRON, 1971). (BENABDELLAH, 2007)
L’aire minimale joue un rôle de premier ordre dans la comparaison floristique des relevés. Il est connu que cette aire minimale varie en fonction de chaque groupement végétal. (DJBAILI, 1984).
En effet cette méthode consiste à faire la liste des espèces sur une placette d’une surface de 1m², en suite cette surface sera doublée et sont alors ajoutées les espèces nouvelles qui apparaissent, par dédoublements successifs, on est supposé arrivé à une surface (1+2+3+………+n) à partir de laquelle il n’y a plus d’espèces nouvelles qui apparaissent (GOUNOT, 1969 in BENABDELLAH, 2007).