- Physiologie
- Système digestif
Les Nématodes sont les premiers animaux à posséder un tube digestif complet, c’est à dire muni d’une bouche et d’un anus. La bouche est constituée de trois lèvres, les Nématodes parasites possèdent parfois des dents qui leur permettent de se nourrir des tissus de leurs hôtes (muqueuse digestive, muscles, foie…) Les contractions des muscles longitudinaux du corps ainsi que celles de l’œsophage font progresser les aliments dans le tractus digestif. La digestion est complètement extracellulaire, elle a lieu dans la lumière intestinale grâce aux enzymes sécrétées par des glandes situées autour de l’œsophage. La muqueuse digestive est dotée à présent microvillosités, ces dernières optimisent l’absorption intestinale, les nutriments absorbés, sont dissouts dans l’hémolymphe et redistribués à tout l’organisme (figure 3).

- Système respiratoire et circulatoire
Les Némathelminthes dépendent toujours de la diffusion pour la respiration, l’O2 dissout dans le milieu humide diffuse à travers les pores de la cuticule. Il n’y a pas encore d’appareil circulatoire, cependant le fluide contenu dans le pseudocœlome joue le rôle de « sang » des animaux supérieurs et assure le transport de l’O2 et des nutriments dans tout le corps de l’animal.
- Système excréteur
Il existe deux types de systèmes excréteurs chez les Nématodes: les formes les moins évoluées ont un appareil excréteur formé de cellules de Rénette dont le mode de fonctionnement est assez mal connu, elles sont situées ventralement à la jonction œsophage/intestin. Chaque cellule possède un pore excréteur en position antérieure (figure 4A).
Les Nématodes plus évolués possèdent un système excréteur formé de deux canaux excréteurs qui rejettent les déchets azotés par le pore excréteur situé au niveau de l’extrémité antérieure (figure 4B). Les Nématodes n’ont pas vraiment de problèmes d’osmorégulation car ils sont protégés par leur cuticule.

- Système nerveux
Le système nerveux des Némathelminthes est assez rudimentaire, constitué de cordons nerveux longitudinaux (nerfs sensitifs et moteurs) et d’un collier nerveux ou anneau nerveux entourant l’œsophage musculaire (périoesophagien) (Figure 5).
