suite la méthode physionomique ;

1.1.1     Steppe :

         C’est une formation herbacée ouverte avec des végétaux vivaces de petite taille, accompagnées parfois d’annuelles ou de géophytes bulbeuses. (J.M. TURMEL et F. TURMEL, 1976. in ABED, 1984)

         Formation naturelle herbacée où les graminées jouent un rôle primordiale et où domine Stipa tenacissima, (EMBERGER 1930, in BENABDELI, 1996)

           Les steppes sont des formations basses ouvertes se trouvent dans les régions arides elles peuvent être selon AIDOUD et LOUNIS (1977) en :

1.1.1.1    -steppes à graminées

* à base d’Alfa (Stipa tenacissima)

* à base de sparte (Lygeum spaetum)

à base d’Aristidia ( Aristidia pungens)

1.1.1.2 -steppes à chaméphytes

* à base de « Chih » (Artemisia herba alba)

* à base de « Zefzaf » (Helianthemum hitum ssp rificomum)

* à base de « Sarr » (Atractylis serratuloides)

1.1.1.3           -Steppes crassulescentes

             Sur les terrains salés, les espèces halophyles crassulescentes se présentent assez souvent en peuplement d’allure mono spécifique :

*Peuplement à Athrocnemum

* Peuplement à salsola tetrandra

* Peuplement à Atriplex halimus. (NASRALLAH, 2008)

Ainsi on peut ajouter les définitions des termes suivants :

1.1.1.4 - steppe arborée: formation basse ouverte à xérophytes en touffes dominantes où l'alfa impose sa physionomie. Ponctuée par des arbres ou des arbrisseaux isolés le plus souvent mutilés et une végétation buissonnante latente très basse.
1.1.1.5  - steppe buissonneuse:
 absence d'arbres et d'arbustes isolés.
1.1.2     Prairies :

              C’est un groupement en plaine de plantes herbacées (95% de graminées vivaces), le plus souvent d’origine secondaire, c'est-à-dire dérivant de forets dégradées ou de cultures abandonnées. (J.M.TURMEL et F.TURMEL, 1975, in ABED, 1984).

1.1.3  Pelouse

                 Sont des formations herbacées à rythme saisonnière très marqué se développant sur des sols sec (très souvent des rendzines) (NASRALLAH, 2008)

 

 Remarque sur la méthode physionomique :

                Elle est caractérisée par le type de formation végétale dont fait partie l’individu d’association considéré. La nomenclature des formations végétales est fort complexe est assez instable ; on se contente donc ordinairement des expressions du langage courant, telles que foret, maquis, garrigue…etc. et l’avantage de ne pas donner une fausse impression de précision et qu’il y encore un grand effort de simplification et surtout de clarification à faire dans ce sens.

              Cette méthode nous permettre de classer les formations végétales selon leurs aspects extérieurs et cela révèle un intérêt scientifique évident. (NASRALAH, 2008)

  Le raisonnement issu d’observations qui nous a guidés au choix de ces trois termes au détriment d’autres pour définir les différents types de végétation reposait sur trois notions fondamentales:

             1- la base de la description et de la classification doit d’abord rester exclusivement physionomique axé sur les espèces forestières et préforestières ligneuses,

            2- la dénomination des formations végétales doit exprimer une notion de dynamisme avec référence au stade climacique ou para-climacique pour déterminer l’origine de la formation et surtout le processus de dégradation qui la gouverne,

            3- la terminologie doit reposer sur la compréhension de l’action du climat, du sol et de l’homme qui impriment à la formation végétale des particularités.

                L’uniformisation et la clarification de cette terminologie nous semble capitale pour dénommer correctement une formation végétale et de maîtriser avec le maximum de précision sa physionomie, sa structure et sa composition.

  

 Forêt méditerranéenne:

              Toutes les formations d’arbre de plus de 2 m de hauteur où se distingue selon le degré de recouvrement des forêts denses des forêts claires et des forêts trouées, (TOMASELLI (1976) in BENABDELI, 1996)

                MOLINIER (1971) précise à ce sujet: " La définition de la forêt répond à un quintuple critère: la taille élevée, forme définie, densité suffisante des éléments qui la constituent, étendue assez grande couverte par l’ensemble et pérennité; c’est un espace à cinq dimensions au moins: hauteur, forme, surface, volume et temps ". Ainsi les paramètres déterminants pour définir une forêt sont:

- la taille: le botaniste GATIN (dictionnaire de Botanique) in MOLINIER (1971) précise: " l’arbre est un végétal ligneux à tige simple et unie dont la taille atteint au moins 7 mètres " alors le domaine de la forêt méditerranéenne s'amenuiserait car peu de peuplements forestiers atteignent cette taille.

- la forme: définie généralement par un tronc simple et dégagé à la base, généralement nos principales espèces présentent une tige souvent rameuse. On rencontre dans le vocabulaire français les termes d’arbrisseaux et d’arbustes.

    Arbrisseau: végétal ligneux dont la tige est rameuse dés la base et dont les dimensions atteignent 1 à 7 m.

    Arbuste: végétal ligneux dont la taille n’est pas plus grande que celle d’un arbrisseau mais dont la tige, est à la base unie et simple.

Généralement ces deux termes sont confondus dans la strate arbustive.

- l’étendue: à l’idée de forêt s’attache celle d’une grande étendue sans aucune autre précision, le plus souvent c’est au -delà de 100 hectares qu’on considère qu’on est en présence d’une forêt car ses effets peuvent être ressentis (amplitude thermique, microclimat, écosystème etc...)

- la densité: ce paramètre souffre également du manque de précision, c’est la notion de concurrence qui est utilisée soit par les houppiers soit par les racines, donc le sous-bois est déterminant et cette notion devient très subjective et aléatoire.

- la pérennité: la forêt par définition est une formation qui se caractérise par une pérennité car sa durée de vie est normalement illimitée grâce à sa faculté de régénération. 

Modifié le: vendredi 4 avril 2025, 19:06