1. Physiologie des Cnidaires
  1. Nutrition

L’évolution de cet embranchement consiste en une véritable capture des proies, les Cnidaires sont ainsi carnassiers (carnivores), et se nourrissent de plancton, protozoaires et petits poissons qu’ils capturent grâce aux cnidocytes de leurs tentacules. Les toxines des filaments urticants paralysent les proies qui sont ensuite transportées vers la bouche grâce aux tentacules. 

La digestion est à la fois extracellulaire et intracellulaire. Elle fait intervenir deux types cellulaires : les cellules glandulaires et les cellules digestives :

  • Digestion extracellulaire : les cellules glandulaires sécrètent du mucus et des enzymes digestives dans la cavité gastrovasculaire. Le battement des flagelles des cellules digestives mélangent les aliments (proies) et les enzymes, contenus dans la cavité.
  • Digestion intracellulaire : le tout est phagocyté par les cellules digestives et la digestion se poursuit à l’intérieur des vacuoles digestives, par fusion avec les lysosomes de ces cellules, les nutriments sont par la suite redistribués au reste des cellules.

2. Respiration et circulation

Les Cnidaires dépendent principalement de la diffusion pour obtenir l'oxygène dont ils ont besoin. Ils n'ont également pas vraiment besoin de système circulatoire.

3. Excrétion et osmorégulation

Les Cnidaires marins sont isotoniques à l'eau de mer, et n'ont donc pas de problèmes d'osmorégulation. Les déchets azotés sont éliminés sous forme d'ammoniac NH3. L'hydre, qui est dulcicole, est hypertonique à son milieu. Les surplus d'eau sont éliminés activement par l’endoderme et les protéines de la membrane des cellules transportent activement les ions pour compenser les pertes.

  1. Sens et système nerveux

Les Cnidaires possèdent des cellules sensorielles qui réagissent aux stimuli chimiques et tactiles dans l‘ectoderme et l’endoderme. Les polypes n'ont généralement pas d'organes sensoriels, mais les méduses ont souvent des cellules photoréceptrices et des statocystes, cellules permettant de détecter la gravité. Ces cellules ciliées permettent à l'animal de distinguer la direction du fond et celle de la surface.

  1. Reproduction

Il y a une phase sexuée (méduse) et une phase asexuée (polype) chez les Cnidaires (figure 10).

Les polypes se multiplient de façon asexuée par bourgeonnement, fission binaire et régénération. Les méduses assurent la reproduction sexuée.

Exemple de la reproduction d’Obelia geniculata, classe des Hydrozoaires illustre bien le cycle de vie classique des Cnidaires avec une phase asexuée polype et une phase sexuée méduse.

  • Le bourgeon médusaire produit de jeunes méduses mâles et femelles.
  • Arrivées à maturité, ces méduses possèdent des gonades qui vont produire des gamètes : spermatozoïdes et ovules.
  • La fécondation a lieu dans l’eau (de mer ou eau douce), il s’agit d’une fécondation externe.
  • Le zygote subit une série de segmentations, puis évolue en une blastula ciliées et enfin en une larve planula (libre et nageuse). Celle-ci se fixe et donnera un jeune polype Le polype est responsable de la reproduction asexuée par bourgeonnement afin de former une colonie de plusieurs autres polypes.

Le cycle de vie d’Aurelia aurita est un exemple où le stade polype est très réduit (scyphostome), celui-ci produit par strobilisation de jeunes méduses mâles ou femelles empilées telles des assiettes sur le strobile (trompe) du polype, il y’a fécondation entre les gamètes produites par les méduses, formation de la larve planula qui formera un autre scyphostome (figure 11).

 

L’anémone de mer a au contraire un cycle de vie où le stade méduse est totalement absent et c’est le polype qui produit des gamètes mâles et femelles impliqués dans la reproduction sexuée (figure 12)

آخر تعديل: الثلاثاء، 5 يناير 2021، 9:33 PM