Les Diploblastiques

Introduction

Les diploblastiques sont des métazoaires constitués de deux couches de cellules, chez ces organismes, le développement embryonnaire s’est arrêté au stade de la gastrulation : mise en place des deux premiers feuillets. Le feuillet le plus externe est appelé ectoderme, le plus interne est l’endoderme. Ce groupe d’individus compte trois embranchements : les Spongiaires, les Cnidaires et les Cténaires.

Embranchement des Spongiaires

  1. Définition

Les Spongiaires sont un groupe d’animaux parazoaires (groupe transitoire situé entre les Protozoaires et les eumétazoaires), ce sont les premiers pluricellulaires du règne animal. Ils sont composés d’agrégats de cellules (amas de cellules pouvant se défaire), ils ne possèdent pas encore de véritables tissus, mais sont constitués de  deux feuillets monostratifiés (composés d’une seule couche de cellules) : l’ectoblaste et l’endoblaste, entre ces deux feuillet s’insère une couche gélatineuse : la mésoglée. Ils sont dépourvus de symétrie (ni radiaire ni latérale). Les grandes fonctions des animaux plus complexes sont accomplies par des cellules spécialisées. Ils sont essentiellement marins et vivent fixés (organismes sessiles).

  1. Morpho-anatomie des Spongiaires
  1. Morphologie

La taille des Spongiaires est très variable, cela peut aller de quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètres comme chez les éponges de verre. Selon les espèces, ils sont de formes et de couleurs très diversifiées. La forme des spongiaires est maintenue grâce à la présence d’un endosquelette formé de spicules (aiguilles sous forme de X ou de Y).

  1. Anatomie

Les Spongiaires sont constitués de trois couches (Figure 1):

Couche externe : l’ectoblaste ou pinacoderme

Il est constitué de cellules pavimenteuses les pinacocytes, entre ces cellules s’ouvrent des pores inhalant. Il s’agit d’un épithélium de revêtement.

Couche interne : l’endoblaste ou choanoderme

Constitué de choanocytes, assimilables aux Protozoaires Choanoflagellés, ce sont des cellules portant  une collerette et un flagelle. Cette couche tapisse tout l’intérieur de l’éponge appelé le spongiocoele ou l’atrium.

Couche intermédiaire : la mésoglée.

Cette couche est une matrice gélatineuse dans laquelle baignent plusieurs types de cellules totipotentes (pouvant se différencier en n’importe quel type de cellule de cet organisme) dont :

Les Porocytes : de forme tubulaire, ces cellules relient le choanoderme et le pinacoderme.

Les Collencytes : de forme étoilées, elles secrètent la mésoglée (substance gélatineuse).

Les Amoebocytes : cellules mobiles capables d’effectuer diverses fonctions.

Les Cellules nerveuses : elles établissent les relations entre les pinacocytes et les choanocytes.

Les Sclérocytes : cellules sécrétant les spicules qui forment le « squelette » de l’éponge.

Les archéocytes : cellules totipotentes.

 

  1. Classification, taxinomie, systématique des Spongiaires

Les Spongiaires sont classés (critère taxinomique ou de classification) selon la nature chimique de leur structure de soutien ou endosquelette (spicules), celui-ci peut être calcaire, protéique ou encore de verre. L’embranchement des Spongiaire est de fait subdivisé en trois Classes :

  1. Classe des éponges calcaires les Calcisponges

L’endosquelette est constitué de spicules calcaires, l’exemple le plus connu est Clathrina clathrus.

  1. Classe des éponges protéiques les Desmosponges

Leur élément de soutien est à base de spongine (protéine), le meilleur exemple est sans doute l’éponge de bain Spongia officinalis.

  1. Classe des éponges de verre les Hexactinellides

Les spicules des éponges de cette classe sont siliceuses, leur taille peut atteindre 60 cm. Euplectella aspergillum en est un exemple.

  1. Architecture des Spongiaires

Les Spongiaires se nourrissent par filtration : un courant d’eau est créé par le battement des flagelles des choanocytes, l’eau pénètre à travers les pores inhalant à l’intérieur de l’éponge : le spongiocoele, puis en ressort par l’oscule. Il existe trois types d'architectures retrouvées chez les Spongiaires. Les éponges appartenant à chaque type peuvent être retrouvées dans plusieurs classes. Ces différentes architectures ne reflètent en réalité qu’une stratégie afin de pomper le maximum d'eau chargée d’O2 et de particules almentaires  au travers du corps de l'animal. De ce fait, les éponges les plus complexes, maximisent la surface de contact avec l'eau en circulation, ont une filtration plus efficace.

  1. Eponges de type Ascon

Ce sont les éponges les plus simples, elles ressemblent à un sac à paroi double, la cavité intérieure de l’éponge, le spongiocoele est entièrement tapissé de choanoderme. Exemple : l’éponge Calcisponge : Clathrina coriacea. (Figure 2).

 

Modifié le: mardi 5 janvier 2021, 20:32