1. Introduction

L’animal est un être vivant composé d’une ou d’une multitude de cellules eucaryotes, présent au moins durant une période de l’échelle temporelle, et  présentant au moins un stade de vie mobile au cour de son cycle vital. La zoologie est la science qui s’intéresse à l’étude des  animaux, ce mot est composé de zoo qui en grec signifie animal et de logos qui signifie étude. La zoologie fait intervenir plusieurs autres disciplines afin de cerner au mieux tous les aspects du règne animal, celles-ci sont :

  • La biogéographie= distribution des organismes vivants sur les différentes régions du globe et explication des raisons de leur répartition géographique (actuelle et passée).
  • La phylogénie= établissement de relations de parenté entre des organismes animaux possédant un ou plusieurs caractères hérités d’un ancêtre commun. 
  • La paléontologie= étude les organismes ayant vécu autrefois et dont les fossiles sont conservés dans les sédiments.
  • L’ontologie= étude du développement embryonnaire, cette discipline jouera un rôle dans la classification des espèces.
  • La physiologie= mode de fonctionnement des organes internes  et accomplissement des fonctions vitales (nécessaires au maintien de la vie), elles sont effectuées par tous les organismes quelque soit leur degré d’évolution, il s’agit de: la nutrition, la respiration et  la circulation l’osmorégulation, l’excrétion, la reproduction et enfin la locomotion.
  • L’écologie= étude du milieu (géographique et climatique) et du mode de vie des différents organismes vivants, elle peut être un moyen supplémentaire de classification. L’habitat des animaux peut être :
  • Le milieu marin : il représente le point de départ de toute forme de vie, il représente les ¾ de la surface du globe, on y retrouve tous les embranchements. La vie en milieu marin présente de nombreux avantages :  
  • C’est un milieu isotonique aux fluides internes des organismes qui s’y trouvent.

Il permet la flottaison, par sa densité proche de celle des animaux ainsi qu’une dispersion facile des gamètes.

  • Sa température est relativement constante malgré les fluctuations saisonnières.
  • Le milieu d’eau douce ou dulcicole: les organismes sont hypertoniques à ce milieu ce qui pose des problèmes de régulation osmotique surtout concernant les organismes unicellulaires et les gamètes. La température y est moins constante qu’en milieu marin.
    • Le milieu terrestre : les organismes les plus évolués y vivent, ils sont ainsi capables de défier la gravité, la dessiccation et résister aux fluctuations saisonnières.

Les modes de vie animaux sont :

  • Mode de vie libre : les animaux vivent libres indépendamment de tout autre animal.
  • Mode de vie parasite : la vie des parasites dépend de leur hôte qui ne tire aucun bénéfice de leur présence, bien au contraire, les parasites causent des pathologies à leur hôte de gravité variable pouvant conduire sa mort.
  • Mode de vie symbiote : relation où deux animaux tirent profit de la relation qui les unie.
  • Mode de vie commensale : association dont un seul animal tire profit, sans pour autant nuire à l'autre.
  1. Classification, systématique, taxinomie

 La diversité du monde animal (plus d’un million et demi d’espèces animales connues, de tailles, formes et couleurs diverses) impose que tous ces organismes y soient classifiés selon des critères bien déterminés, c’est la systématique ou la taxinomie (taxis=ordre ; nomos=loi). Il s’agit ainsi d’une  discipline qui se charge de rassembler tous les individus présentant des similitudes morpho-anatomiques au sein d’unités taxinomiques, ces unités sont organisées selon un ordre bien défini (figure 1) :     Il peut cependant  y avoir des super ou sous unités systématiques si la diversité 

animale l’exige (exemple : sous-embranchement, super-famille…etc.) De ces unités systématiques, seuls les genres et espèces sont couramment utilisés, c’est la célèbre nomenclature binomiale de Linné, naturaliste suédois du XVIII siècle. Le genre prend une majuscule au début, l’espèce, une minuscule. Genre et espèces s’écrivent en italique. Exemple : l’homme=Homo sapiens

II.1. Outils de la taxinomie

Si par le passé les zoologues se basaient uniquement sur les observations (macroscopiques ou microscopiques) de la morpho-anatomie des animaux, ils disposent  depuis quelques décennies d’outils très fiables tels que:

-La microscopie électronique, elle permet l’observation de l’ultra structure superficielle des plus petits organismes et de trouver ainsi le plus possible de caractères discriminatifs entre les individus.

-Biologie moléculaire et génétique, elle définit l’empreinte génétique des individus qui présentent le même phénotype.

Ces outils ont permis d’attribuer un statut taxinomique (position systématique) définitif à plusieurs espèces dont l’appartenance à une unité systématique donnée a été depuis longtemps sujette à controverse. Cependant, leur utilisation en l’absence d’autres supports biologiques n’est pas recommandée, elle doit être impérativement corrélée à un profil biologique distinct, incluant étude morpho-anatomique  et comportement écologique.

II.2. Critères de classification

  • Morphologie externe

C’est l’étude de l’apparence extérieure de l’animal :

Sa taille, celle-ci peut varier de quelques micromètres à plusieurs dizaines de mètres, sa forme ou encore sa couleur. Ces caractères que l’on appelle également phénotype, sont distinguables à l’œil nu ou bien par microscopie optique voire électronique

  • Anatomie interne

Lorsque l’étude de la morphologie externe ne suffit pas à faire la distinction entre les individus, les scientifiques ont recours à l’étude de l’anatomie interne de ces animaux, c’est l’étude des constituants internes (organes et appareils) après dissection. 

  • Degré d’évolution

Il s’agit du potentiel d’ascension de l’animal au sein de son embranchement, on dit par exemple que les Protozoaires Ciliés sont plus évolués que les Protozoaires flagellés (ils possèdent des structures plus élaborées et plus efficaces pour l’accomplissement de certaines fonctions vitales).

  1. Organisation du règne animal

Les animaux sont organisés (tableau 1) selon qu’ils soient :

  • Unicellulaires ou pluricellulaires

Les Protozoaires comprennent des organismes unicellulaires eucaryotes, généralement hétérotrophes (qui ne produisent pas eux-mêmes leur nourriture). Le reste de l'arbre forme le Règne Animal, composé d'organismes multicellulaires et hétérotrophes.

  • Métazoaires ou eumétozoaires

Le premier embranchement des Métazoaires (du grec, meta= plusieurs, zoon=animal) appelés également les Parazoaires, est celui des Spongiaires, celui-ci comprend des organismes pluricellulaires qui n'ont pas de véritables tissus, ce sont des amas ou agrégats de cellules sans lame basale, le reste des animaux pluricellulaires sont constitués de véritables tissus et sont appelés Eumétozoaires  (du grec, Eu= bon).

 

Modifié le: samedi 26 décembre 2020, 17:09