La communication en situation personnelle (suite)
2.8 La morphopsychologie
La morphopsychologie est l’analyse est l’analyse de la psychologie d’une personne par l’étude de sa physionomie et de ses formes extérieures. Fondée en 1973, par le docteur Louis Corman, médecin psychiatre à Nantes, elle permet de dresser un portrait de la personne selon des bases objectives, grâce à une grille d’interprétation.
La morphologie donne des potentialités, mais ne prétend pas tout expliquer. Le milieu familial et éducatif a une influence importante sur le devenir de l’individu.
Selon Louis Corman, « nous sommes sur un bateau, nous n’avons pas choisi sa forme, la direction du vent et des courants, mais nous sommes libres de tendre la voile ou de la laisser faseyer ».
Ces lois s’appliquent au visage sur plusieurs critères
1. Le cadre
2. Les récepteurs
3. Le modelé
4. Les étages
5. Les hémifaces
A. Le cadre
Il est appelé aussi « grand visage », structure osseuse du crane et des mandibules, et représente une réserve d’énergie, de puissance, de vitalité. De face, un visage large découvre une grande capacité de réalisation et d’hyposensibilité de fond. Un visage étroit reflète une hypersensibilité et un signe de fatigabilité. De profil, le cadre est projeté dans l’action ou redressé dans la réflexion, la maitrise, le recul.
B. Les récepteurs
Les récepteurs sensoriels correspondent aux yeux, au nez et à la bouche, pouvant servir à échanger avec l’extérieur. Chaque récepteur est analysé en fonction de sa grandeur, de sa tonicité, de son degré d’ouverture.
C. Le modelé
Le modelé est constitué par la chair et les muscles du visage, c’est-à-dire la surface du contour du visage. Il indique la capacité et la résistance plus au moins forte aux pressions extérieures, le degré d’activité ou de réceptivité. On peut donc étudier la forme du visage (rond, ondulé, rétracté-bossué, ou plat)
D. Les étages
Les trois étages du visage sont indépendants les uns des autres.
1. L’étage supérieur cérébral (les yeux, les tempes comme, le front) donne des indications sur la forme d’intelligence comme la logique, l’intuition, la créativité, le sens de l’observation, de l’analyse…et non le niveau de l’intelligence.
2. L’étage médian, qui comprend les pommettes, les joues et le nez, représente la vie affective et relationnel et indique la sociabilité, l’empathie, l’autorité, l’influençabilité, l’émotivité. C’est la zone affective.
3. L’étage inférieur, qui comprend la mandibule, le menton et la bouche, représente la vie instinctive et affective et donne des indications sur la manière d’utiliser l’énergie et d’agir (puissance, résistance, persévérance, précision, rythme, pragmatisme…). C’est la zone instinctive.

Référence bibliographique
Minary, Jean-Pierre. "Communication interpersonnelle et préjugés." Cahiers de sociologie économique et culturelle 27, no. 1 (1997): 77–94. http://dx.doi.org/10.3406/casec.1997.1705.