Réchauffement climatique;
a. Présentation
Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire ou réchauffement global, est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années.
Le climat de la Terre s'est réchauffé d’environ 0,74 ° C au cours des 100 dernières années. Des changements dans les précipitations ont également eu lieu.
L’élévation du niveau de la mer concorde avec le réchauffement climatique. Sur l’ensemble de la planète, le niveau moyen de la mer s’est élevé de 1,8 mm/an depuis 1961 et de 3,1 mm/an depuis 1993.
La diminution observée de l’étendue des zones couvertes de neige et de glace concorde elle aussi avec le réchauffement.
b. Causes du réchauffement
Le réchauffement climatique est largement attribué à un effet de serre additionnel, dû aux rejets de gaz à effet de serre et principalement les émissions de CO2, à cause des activités humaines.
L'effet de serre est un processus naturel de réchauffement du climat qui intervient dans le bilan radiatif de la Terre (bilan entre la quantité d'énergie reçue par la Terre et la quantité d'énergie réémise vers l'espace. Lorsque le bilan est nul, la température moyenne de la planète est stable.). Il est dû aux gaz à effet de serre contenus dans l'atmosphère, à savoir principalement la vapeur d'eau (qui contribue le plus à l'effet de serre), le dioxyde de carbone et le méthane.
La plupart des gaz à effet de serre sont d'origine naturelle. Mais certains d'entre eux sont uniquement dus à l'activité humaine ou bien voient leur concentration dans l'atmosphère augmenter en raison de cette activité. L'effet de serre n'est pas en soi nocif aux écosystèmes ; sans lui, la température terrestre avoisinerait les -18 °C. Cependant un excès de gaz à effet de serre dépassant la capacité des écosystèmes à les piéger et les absorber est un danger pour la plupart des espèces.
Du fait des activités humaines, la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère a continué à augmenter. La concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère a augmenté de 31% depuis 1750.
Lorsque nous utilisons des énergies fossiles, telles que le charbon, le pétrole ou le gaz, nous brûlons du carbone, ajoutant ainsi du CO2 à l’air : environ 20 milliards de tonnes par an dans le monde
Un autre gaz à effet de serre est le méthane (CH4), dont la concentration a doublé depuis la révolution industrielle. Les sources "humaines" sont les rizières, les décharges d’ordures, les élevages bovins, les fuites sur les réseaux de gaz et l’exploitation charbonnière.
L’oxyde nitreux, ou protoxyde d’azote (N2O) est un autre gaz à effet de serre, qui provient de certaines industries et des excès d’épandages d’engrais.
Il faut compter également avec l’ozone de la basse atmosphère, qui se forme à la suite des émissions de monoxyde de carbone (CO), d’oxydes d’azote (N2O) et de composés organiques volatils (COV). Il y a enfin les gaz fluorés : CFC, HCFC, HFC, PFC et HF6.
Modifié le: mardi 23 avril 2024, 20:06
Conséquences écologiques - réchauffement climatique
Conséquences écologiques
Le changement climatique mondial est souvent considéré comme une source de menace pour la biodiversité. Des études montrent que les changements climatiques ne sont pas seulement un problème de conservation pour l’avenir, mais aussi une menace actuelle pour les espèces et les écosystèmes.
-Changements dans les populations et Biologie de la reproduction:
Le réchauffement climatique au cours du dernier siècle peut avoir des conséquences significatives sur les populations et la biologie de la reproduction des organismes.
-Changements de la phénologie:
Un certain nombre d'études ont montré que les changements à long terme de la phénologie pourraient être causés par le changement global du climat.
L'un des meilleurs exemples de changements phénologiques chez une espèce est l'avancée de la date de reproduction chez l'Hirondelle bicolore (Tachycineta bicolor).
-Changement dans la répartition géographique:
Le climat est un facteur déterminant de la répartition géographique de nombreuses espèces. Des déplacements vers le nord de la répartition de plusieurs espèces ont été constatés récemment, c’est le cas par exemple des oiseaux, des mammifères ou encore des papillons.
-Changements au niveau des communautés et des écosystèmes ;
Les différents types de végétation terrestres sont en grande partie conditionnés par la combinaison température/précipitation. Ainsi la végétation est sensible aux modifications de la température qui se produisent actuellement, et qui auront lieu les décennies à venir. Des études ont permis de montre qu’elle était également sensible à l’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone (CO2). Ainsi la combinaison changement climatique et augmentation des émissions de CO2 peuvent en partie expliquer les récents changements observés dans les communautés végétations tempérées, tropicales et arctique.
Les modifications des régimes de précipitation dans les régions arides du sud-ouest des États-Unis ont abouti à un remplacement des prairies arides en désert, accompagné par l’extinction de plusieurs espèces autrefois abondantes d’animaux.
-Le risque d'extinction:
La contribution des changements climatiques à la crise d’'extinction dépend de la rapidité à laquelle les espèces peuvent répondre aux changements. Le changement climatique en cours est une source supplémentaire de stress pour les espèces déjà menacées par l’impact anthropique et les changements environnementaux mondiaux.