1.1 Les grandes démarches scientifiques
Depuis l’avènement de la science moderne dont l’un des fondements est l’empirisme, s’imposent trois grandes démarches scientifiques : l’inductive, la déductive et l’hypothético-déductive.
1.1.1 La démarche inductive
L’induction consiste à induire des énoncés généraux (des vérités) à partir d’expériences particulières rigoureuses et systématiques. L’expérience de la réalité est celle fournie par les cinq sens ou renvoie à une manipulation et à une observation de la réalité pour vérifier des hypothèses. Après avoir observé plusieurs phénomènes similaires, le chercheur élabore des énoncés généraux qui deviennent des hypothèses, des théories, puis des lois scientifiques.
En sciences humaines et sociales, la démarche inductive est souvent utilisée avec des techniques de collecte des données comme l’observation, l’entretien, etc.
1.1.2 La démarche déductive
La déduction soutient que la véritable connaissance ne peut se fonder sur les sens. La certitude vient de la déduction (de notre raison, de nos raisonnements). A partir des intuitions, il s’agit de déduire d’autres affirmations qui en sont les conséquences. La démarche déductive est présente aujourd’hui dans les sciences humaines pour des travaux et réflexions qui permettent à des penseurs d’élaborer des systèmes d’idées, des théories.
1.1.3 La démarche hypothético-déductive
C’est aujourd’hui la démarche « classique » de la science moderne. Elle découle de la méthode expérimentale. Le chercheur se pose une question, formule une réponse provisoire, élabore des conjectures théoriques et les soumet à des tests empiriques dont le but est de vérifier la véracité de la réponse provisoire. les chercheurs en sciences de la nature recourent à la méthode expérimentale, les chercheurs en sciences de l’homme et de la société utilisent différents instruments de collecte des données que sont par exemple l’analyse de contenu et l’analyse statistique pour s’engager dans la démarche déductive.
2.4. Quelle démarche choisir ?
La démarche inductive et la démarche hypothético-déductive sont régulièrement utilisées dans la science moderne au point où la démarche déductive est éclipsée en sciences humaines sous le prétexte qu’elle ne serait pas empirique.
Des sociologues et anthropologues ont une préférence pour la démarche inductive qui, selon eux, permettent de produire des théories « ancrées » dans la réalité et non dans l’imaginaire du chercheur. Ils commencent donc leur recherche par une observation empirique.
D’autres chercheurs débutent leur recherche par un travail théorique. C’est après cela qu’ils se livrent à des observations empiriques afin de vérifier la validité de leurs spéculations théoriques.